Publications

Agir au futur. Attitudes d'attente et actions expectatives

Albert Schirrmeister (dir.)
2017

Les Dossiers du Grihl, 2017-01 | 2017, URL : https://dossiersgrihl.revues.org/6515

De quelle manière le futur fait-il partie de la réalité historique ? L'attente représente une possibilité majeure de présence du futur ; elle peut être comprise comme une réflexion sur l’avenir qui est toujours liée au passé sous la forme de l’expérience. Dans ce dossier, nous avons choisi d'analyser  des actions expectatives : des actes d'attente. Les deux colloques à l’origine de ce dossier ont été organisés autour de deux sujets – la temporalité et la guerre comme événement complexe – liés par le choix d’un type d’action : l’écriture. Les contributions sont des études de cas qui ne sont pas regardées comme représentatives du régime d’historicité de la France des XVIe et XVIIe siècles. Elles aident à mieux appréhender les conditions qui permettent d’agir, entre expérience et attente, et à saisir la multi-temporalité de toute action écrite.

Albert Schirrmeister : Agir au futur - l’attente en mouvement. Introduction

Matthieu Gellard : Négocier avec acharnement. Catherine de Médicis à la veille des guerres civiles

David El Kenz : « L’avant-guerre » des guerres de Religion, d’après les lettres historiques d’Etienne Pasquier

Tatiana Debbagi Baranova : Préparer la guerre dans l’incertitude : Le cas de la Déclaration du Roy de Navarre contre les calomnies publiées es protestation de ceux de la Ligue (1585)

Bernd Klesmann : La Trompette de la Valtoline(1623) : écrire l’attente à la veille de la guerre franco-espagnole

Dinah Ribard : Guerre et chansons

Marion Brétéché : De la mort de Charles II à la guerre de Succession d’Espagne : l’horizon de la guerre et son pronostic dans la presse francophone

Nicolas Schapira : Expérience politique, livre et trajectoire sociale au XVIe siècle : Etienne du Tronchet et ses Lettres missives et familières

Christian Jouhaud : Actions expectatives de l’écrit : « Mémoires » d’un valet de chambre du roi

Albert Schirrmeister : La Grande guerre qui n’a pas eu lieu – agir au futur dans l’historiographie

Sven Externbrink : La fin d’une longue attente. Le 16 Novembre 1700 dans les Mémoires du duc de Saint-Simon

GRIHL Dialogue entre Français et japonais autour de l'usage de la littérature

Yasushi Noro (dir.)
Tokyo, Yoshida Publishing, 2017,  366 + Index 22 p.

(en japonais)

TABLE DES MATIÈRES

Première Partie : Usages de la littérature. Articles choisis du GRIHL

1. « Expérience de lecture et expérience sociale dans la France du premier XIXe siècle. Un retour sur les usages historiens de la littérature », Judith LYON-CAEN

2. « Histoire littéraire et Histoire de la littérature », Judith LYON·CAEN

3. « Le pays du temps », Judith LYON·CAEN

4 « Le travail de l'expérience : biographie de philosophes. Styles de vie philosophique et vie humaine à l'epoque moderne », Dinah RIBARD

5. « Le monde dans le livre. Le livre dans le monde : au-delà du paratexte. Sur le privilège de librairie au XVIIe siècle », Nicolas SCHAPIRA

6. « Les histoires d'un secrétaire d'État. Loménie de Brienne (1636-1698), un écrivain au conseil secret », Nicolas SCHAPIRA

Deuxième Partie : Littérature et témoignage

1. « Écritures de la misère au XVIIe siècle : littérature et témoignage », Christian JOUHAUD

2. « Deux lectures du Carème du Louvre de Bossuet », Yuka MOCHIZUKI

3. « Autour de la notion de "baroque". Enjeux polémiques, enjeux politiques », Christian JOUHAUD

Troisième Partie : De l'histoire du livre à l'histoire par le livre

Introduction par Hiroyuki AKAHATA

1. « Histoire par le livre : proposition de méthode », Dinah RIBARD et Nicolas SCHAPIRA

2. « Mémoires de Charles de Grimaldi : du témoignage de la Fronde au monument de la famille », Hiroaki SHIMANAKA

3. « La vérité de la littérature imaginaires sociaux, expériences de lecture, savoirs littéraires », Judith LYON-CAEN

4. « La crise de vers n'aura pas lieu : Parnassiens et Symbolistes », Hiroyuki NAKAHATA

 

Quatrième Partie: Littérature, témoignage. représentation de la vie

Introduction par Atsuo MORIMOTO

1. « Politique et littérature au village. Retif de la Bretonne », Dinah RIBARD et Nicolas SCHAPIRA

2. « Peuple (ou Paysan) comme concept politique » Shojiro KUWASE

3 « Suites françaises : de Rétif à Némirovsky. La France au village » Judith LYON-CAEN et Christian JOUHAUD

Témoignage d'une passion Hiroyuki NAKAHATA

Ecrire les écritures. Hommage à Daniel Fabre

R.Chartier, C.Jouhaud (dir.)
L'Atelier du CRH, 2017

La disparition brutale de Daniel Fabre en janvier 2016 laisse inachevée une œuvre dont on commence à peine à mesurer l’ampleur et la portée. Les 15 et 16 septembre 2016, un colloque d’hommage s’est tenu à l’EHESS. Cette rencontre, intitulée « écrire les écritures », a été organisée à l’initiative du Centre de Recherches Historiques. Elle a porté le regard sur le travail si fécond de l’anthropologue à propos de l’écrit en général et, en particulier, sur les pratiques d’écriture qu’on peut désigner comme littéraires.

Sommaire

Christian Jouhaud : Avant-propos

Roger Chartier : Daniel Fabre et le messager des âmes

Jean-Louis Fabiani : écrire au jour le jour

Alain Boureau : L’écriture comme prisme. Contraintes et créations des scribes médiévaux

Dinah Ribard : La voie des écrits

Philippe Artières : Fouiller l’écrit. Témoignage

Catherine Velay-Vallantin : Daniel Fabre et le conte : « Ecriture d’une différence »

Nicolas Adell : Devant la littérature

Judith Lyon-Caen : Les « savoirs romantiques » de Daniel Fabre

Jean-Claude Schmitt : L'autobiographie comme récit de conversion

Marie Scarpa : Littérature, anthropologie, ethnocritique

Pierre Antoine Fabre : Daniel Fabre à Lascaux : découverte et interprétation, écritures d’un récit et écritures d’un discours

Christian Jouhaud : Le détour par soi


ISSN : 1760-7914
Fiche éditeur : http://acrh.revues.org/7466

Ecriture et Action, XVIIe-XIXe siècle, une enquête collective

Grihl
Paris, Editions EHESS, "En temps & lieux", 2016,  291 p.
Prix : 26 €

Les écrits agissent. Ils prescrivent, ils commentent, ils émeuvent, bref ils transmettent. Regarder cette transmission non plus sous l'angle des effets qu'elle postule mais de l'action qu'elle accomplit déplace l'histoire des écrits comme celle des actions. Entre Renaissance et XIXe siècle, ce livre s'emploie à réaliser un tel déplacement du regard. Observer, dans des situations banales ou non, ce qui peut être fait par des écrits insère le geste d'écriture dans un tissu d'autres actions qu'il modifie et qui l'infléchissent. Ces contextualisations permettent de sortir du face à face réducteur entre réceptions du lecteur et intentions d'auteur.

L'introduction, en forme de manifeste, situe la démarche par rapport aux savoirs et aux méthodes des études littéraires et des sciences sociales. L'analyse se déploie ensuite à partir de nombreux cas rassemblés autour de problèmes centraux pour la compréhension de l'écriture comme action.

Issu d'une enquête collective du Groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire (Grihl), ce travail collectif, tissé à vingt-huit, ne propose pas une improbable histoire des actions d'écriture, mais esquisse un modèle de compréhension de l'action de l'écrit et par l'écrit : une réflexion, donc, sur l'action des écrits dans l'histoire.

Le livre est introduit par Alain Cantillon, Laurence Giavarini, Dinah Ribard et Nicolas Schapira

 

Sommaire

 

Alain Cantillon, Laurence Giavarini, Dinah Ribard et Nicolas Schapira

Introduction

 

Mathilde Bombart, Guy Catusse, Jean-Pierre Cavaillé, Sophie Houdard et Dinah Ribard

Enfermement
Tommaso Campanella, ou l’écriture comme action à l’intérieur et à l’extérieur de la prison
Mlle Bonafon : subir et aménager le système de domination
Charles Dassoucy : exploiter les  traces des épreuves passées
Mettre en action l’enfermement. La Solitaire des rochers
Epilogue en guise de conclusion

 

Marion Brétéché, Filippo de Vivo, Héloïse Hermant, Christian Jouhaud et Eléonore Serdeczny

Dans l’événement
Des écrits à la place de l’événement : l’interdit de Venise (1606-1607)
L’écriture dans l’événement : la marche sur Madrid de don Juan d’Autriche (1668-1631)
Quand commence l’interprétation de l’événement ? La journée des Dupes (1630-1631)
Être dans l’événement. Le journalisme politique à la fin du XVIIe siècle
Quand l’écrit s’interpose : l’événement escamoté (1649)

 

Christophe Blanquie, Jean-Pierre Cavaillé, Laurence Giavarini, Dinah Ribard, Nicolas Schapira et Myriam Tsimbidy

Retz. Théorie de l’action et action d’écriture
Les Mémoires de Retz à l’épreuve de La conjuration du comte Jean-Louis de Fiesque de Paul de Gondi
Les lettres épiscopales
Le conclave de 1655. écritures de Retz, écritures sur Retz

 

Alain Brunn, Julien Goeury, Sylvaine Guyot, Cinthia Méli et Alain Viala

Scènes(s). écriture, paroles et action
L’écrit n’agit pas comme la parole : le cas du Sermon sur l’unité de l’église de Bossuet
Action orale, action écrite : le sermon comme « agent double »
La lettre sur scène au XVIIe siècle : écriture dramatique et action épistolaire

 

Alain Cantillon, Stéphanie Loncle, Judith Lyon-Caen et Dinah Ribard

Au XIXe siècle, l’engagement ?
L’écrit girouette : Etienne de Jouy et la série des Hermites
Les ouvriers de l’engagement
Ecrits d’Icarie
1848 et le monde des théâtres

 

Cinthia Méli, Oded Rabinovitch, Dinah Ribard, Marine Roussillon, Nicolas Schapira et Alain Viala

écrits de Versailles
Versailles, 1664 : les Plaisirs de l’Île enchantée
Les Versailles des Perrault
Pasteurs et brebis de cour

 

Alain Cantillon, Anna Keszeg, Yasushi Noro, Bérangère Parmentier, Nicolas Schapira et Xenia Von Tippelskirch

Obéissances
Relations sociales de dépendance
Protestations d’obéissance
Affaires d’obéissance

 

Christian Jouhaud

Pour finir


ISBN : 978-2-7132-2535-2

La Bibliothèque française (1667)

Charles Sorel
Édition critique réalisée par Filippo d’Angelo, Mathilde Bombart, Laurence Giavarini, Claudine Nédelec, Dinah Ribard, Michèle Rosellini et Alain Viala (ed.)
Paris, Honoré Champion, 2015,  680 p.
Prix : 130€

La Bibliothèque française de Charles Sorel n’est jamais tombée dans l’oubli, mais n’a jamais été vraiment lue. Cette oeuvre se présentait comme un catalogue des livres français disponibles à la date de sa parution (1664-1667) : elle a été utilisée ainsi. Aujourd’hui chercheurs et étudiants y glanent des titres et des noms d’auteurs, en consultent les notices et les corpus spécifiques composés à l’usage d’un public que l’auteur espérait nombreux et varié. Mais ce « Livre qui parle des Livres » ouvre d’autres perspectives passionnantes. Archive pour l’histoire de l’édition, il présente un état des lieux de la librairie française au milieu du XVIIe siècle. Il marque l’histoire de la lecture d’une empreinte décisive par l’attention que porte son auteur à  l’information et à la formation du lecteur. Il participe à l’effervescence critique du temps, et collabore activement à la construction d’une histoire littéraire de la France que poursuivront méthodiquement les XVIIIe et XIXe siècles. Il offre un aperçu important sur la manière dont Sorel a construit son parcours d’auteur de livre en livre. Il témoigne enfin, grâce à la curiosité inlassable de Sorel pour les faits littéraires, de la diversité des formes de savoir, des courants de pensée, et des « genres d’écrire » explorés en cette période féconde de l’histoire des « belles-lettres », que l’on aurait tort de réduire au classicisme. Cette édition critique est la première ; elle accompagne le texte d’une série de dossiers mettant en lumière et en perspective ses principaux enjeux afin de permettre de le lire enfin pour lui-même.


ISBN : 9782745323910

On ne peut pas tout réduire à des stratégies. Pratiques d’écriture et trajectoires sociales

Dinah Ribard, Nicolas Schapira (dir.)
Paris, PUF, 2013

On parle beaucoup de stratégies aujourd’hui, à tout propos. Dans le domaine des humanités et des sciences sociales, le recours à ce terme est intensif — et intensément critiqué. Ce livre propose à la réflexion des littéraires, des historiens et des sociologues des analyses de parcours individuels semés d’écrits, dans une grande diversité de situations sociales et d’expériences politiques. Comment donner toute leur place aux écrits – comment les ouvrir  pleinement à l’interprétation – dans les trajectoires de leurs auteurs ? Comment faire droit à leur spécificité d’écrits tout en tenant compte de la manière dont ils s’entrelacent à l’expérience sociale ? Des écrivains de profession, mais aussi un petit noble et un prince, des juristes et des missionnaires, des soldats de la Révolution et des illuminés : les cas présentés ici montrent qu’une étude des textes qui garde en perspective leur insertion dans l’action épaissit plutôt qu’elle n’appauvrit ce qu’écrire a pu vouloir dire – et veut dire. Se trouve ainsi versée au débat sur les modèles de compréhension de l’action des individus la question de l’écriture : la question d’une action étalée dans le temps, qui laisse après elle des objets détachés du corps de leur auteur et fort bavards sur eux-mêmes.

Ont collaboré à ce numéro : Pascale Girard, Jean-Luc Chappey, Dinah Ribard, Christian Jouhaud, Bérengère Parmentier, Nicolas Schapira, Héloïse Hermant, Gisèle Sapiro et Alain Viala.

Histoire et psychanalyse. A propos des Scènes indésirables de Michel Gribinski

Dossiers du Grihl

Sous la direction deChristian Jouhaud
2012

Le temps du trouble

Penser/Rêver

Automne 2011, n° 20

Sous la direction deChristian Jouhaud

Ont collaboré à ce numéro : Alain Cantillon, Laurence Giavarini, Christian Jouhaud, Judith Lyon-Caen, Dinah Ribard et Nicolas Schapira.

Ecrire en prison, écrire la prison (XVIIe-XXe siècles)

Dossiers du Grihl

2011, n° 01

Sous la direction deJean-Pierre Cavaillé, Eric Méchoulan, Michèle Rosselini

Masculinité et esprit fort au début de l'époque moderne

Dossiers du grihl

2010, n° 01

Sous la direction deJean-Perre Cavaillé, Cécile Soudan, Sophie Houdard

Politiques de l'épistolaire au XVIIe siècle. Autour du Recueil Faret

Mathilde Bombart, Eric Méchoulan (dir.)
Paris, Classiques Garnier, Lire le XVIIe siècle, 2011,  271 p.
Prix : 39 euros

Le Recueil de lettres nouvelles, dit Recueil Faret, a été publié à Paris en 1627 et plusieurs fois réédité. L'ouvrage se donne comme une anthologie exemplaire des belles-lettres contemporaines. Parfois interprété comme une oeuvre de propagande à la gloire de Richelieu, le recueil constitue en fait un objet complexe dont l'examen permet une approche renouvelée des relations entre pratiques lettrées et pouvoirs politiques, entre lettre, éloquance et action dans le monde. Fruit d'un dialogue entre spécialistes d'histoire et de littérature, ce volumme d'études remet en perspective les usages et les enjeux d'une des publications les plus marquantes de l'époque, relançant par là les manières de lire et d'interpréter les oeuvres du Grand Siècle.

Ont participé à ce livre : Mathilde Bombart, Nicolas Schapira, Anastasia Iline, Mireille Beausoleil, Déborah Blocker, Jean-François Vallée, Béatrice Brottier, Bruno Forand, Dinah Ribard, Christian Jouhaud, Eric Méchoulan, Laurence Giavarini.

L'Historien et la littérature

Judith Lyon-Caen, Dinah Ribard
Paris, La découverte, "Repère", 2010,  128 p.

Il existe un débat récurrent entre littérature et histoire, formulé dans les deux disciplines. Les études littéraires posent traditionnellement la question de l'inscription de l'œuvre dans des « contextes » ou une « époque » et, pour la poser, l'histoire littéraire la plus récente tente d'intégrer au plus près des textes les acquis de la recherche historique. Mais elles interrogent peu l'historicité fondamentale de la littérature comme pratique sociale et mode de qualification des écrits. Les historiens, eux, vivent la littérature sur le mode de la tentation : ils aimeraient considérer les textes comme des sources, notamment sur le monde social, mais ont souvent du mal à développer une méthodologie adaptée, prenant en compte la littérature en tant que telle et les acquis de la recherche littéraire.

Cet ouvrage, écrit par deux spécialistes d'histoire sociale du livre et des usages de l'écrit, rend compte des diverses manières de faire de l'histoire avec la littérature, s'attache à définir méthodiquement les usages de la littérature en histoire, et développe une série de terrains ouverts par l'exploration proprement historique de la littérature (l'histoire du livre et de la lecture, la littérature comme activité sociale, la littérature comme politique, la littérature et le discours social).

Pour en savoir plus : www.collectionreperes.com

Femmes, irreligion et dissidences religieuses (XIVe-XVIIIe siècles)

L'Atelier du CRH

2009, n° 02

Sous la direction deXenia Von Tippelskirch, Sophie Houdard, Jean-Pierre Cavaillé

Histoire Littérature Témoignage. Écrire les malheurs du temps

Christian Jouhaud, Dinah Ribard, Nicolas Schapira
Paris, Gallimard, Folio Histoire, 2009,  405 p.

Dans cette recherche sur « la misère du monde » à l'époque moderne, menée par Christian Jouhaud, Dinah Ribard et Nicolas Schapira, l'objectif est de tenir ensemble deux directions :

1 - présence et évidence du malheur dit par ceux qui le vivent ou le voient (c'est la question du témoignage, souvent porté par des textes, littéraires ou non, dont le but n'est pas de témoigner),

2 - effets de la stylisation ou de la mise en forme qui porte ce malheur jusqu'à ceux qui sont amenés à en rendre compte dans leur travail de compréhension du passé : où, quand, comment le malheur se trouve-t-il construit comme événement ?

Dissidence et dissimulation

Dissent and dissimulation / Dissidenza e dissimulazione

Les Dossiers du Grihl

2009, n° 02

Sous la direction de
Jean-Pierre Cavaillé, Antony Mohlo (ed.)

Localités : localisation des écrits et production locale d'actions

Les Dossiers du Grihl

2008, n° 01

Sous la direction de
Mathilde Bombart, Alain Cantillon, Cécile Soudan (ed.)

Lire Michel de Certeau - La formalité des pratiques / Michel de Certeau lesen - Dir Förmlichkeit der pratiken

Christian Jouhaud, Philippe Büttgen [dir.]
Frankfurt am Main, Zeitsprünge, Forschungen zur Frühen Neuzeit, Vittorio Kolstermann, 2008,  270 p.

Qu'est ce que lire un historien. Les textes rassemblés dans ce volume proposent une réponse collective à cette question, à partir de "La formalité des pratiques", un des articles fondamentaux de Michel de Certeau, commenté, discuté, éprouvé ici, bien au-delà d'une simple mise au point historiographique. C'est du coeur d'une écriture, scrutée dans son exigence propre, qu'on a choisi de faire vivre des analyses qui examinent une transition majeure dans l'histoire de l'Europe moderne, "d'une organisation religieuse à une éthique politique et économique", entre politisation des comportements et métaphores du croire.

Se prêtant à une confrontation entre deux traditions étrangères l'une à l'autre, celle de l'histoire religieuse à la fraçaise et celle du débat allemand sur la portée et les limites de la sécularisation, l'écriture et la pensée de Michel de Certeau sont ici sollicitées pour leur capacité à se poser en critiques de la construction des objets et, plus généralement, des "raisons" des pratiques historiennes. Les contributions de ce volume, qui contient la première traduction allemande de "La formalité des pratiques", entendent réfléchir avec Certeau, vingt ans après sa disparition, à la question de la rupture, non seulemen dans l'histoire renouvelée des "pratiques religieuses", mais aussi dans une histoire plus large des pratiques sociales, politiques, culturelles, entre XVIe et XIXe siècle.

Mercure François

Le Mercure François

Cécile Soudan (dir.)
Cécile Soudan (ed.)

Mise en ligne du facsimile des 24 volumes (1605-1643) conservés dans le Fonds ancien de la Bibliothèque de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées à Marne-la-Vallée.

http://mercurefrancois.ehess.fr/

Histoire du livre, histoire par le livre (XVIe-XXe siècle)

Revue de synthèse

Sous la direction deDinah Ribard, Nicolas Schapira
2007

Face à la spécialisation accrue de l'histoire du livre, voire son repli sur l'érudition, à l'encontre de résistances suscitées par l'ambition de rendre raison, dans un même mouvement, de l'ensemble du travail intellectuel et de des processus matériels de la production des biens culturels, il s'agit ici de saisir ce que font les livres du monde, et dans le monde.

Ecriture et prison au début de l'âge moderne

Les Cahiers du CRH

Sous la direction deJean-Pierre Cavaillé
2007

Cette enquête coordonnée par Jean-Pierre Cavaillé est consacrée aux écritures en situations d'incarcération sous l'Ancien régime. Elle a donné lieu à une publication (n°39 des Cahiers du CRH) avec des textes de Jacques Berchtold, Mathilde Bombart, Guy Catusse, Jean-Pierre Cavaillé, Sophie Houdard, Christian Jouhaud, Michèle Rosellini et Cécile Soudan.

[En ligne], http://ccrh.revues.org/3345

Lectures à clés

Littératures classiques

Printemps 2005, n° 54

Sous la direction deMathilde Bombart, Eric Méchoulan

Ce numéro 54 de la revue Littératures classiques, mis en œuvre par Mathilde Bombart et Marc Escola rassemble des études centrées sur cette pratique très répandue et pourtant peu reconnue qu'est la lecture à clé.   à partir de différents cas recouvrant des genres d'écrits très divers (de la pastorale à la polémique en passant par la satire), du XVIe au XIXe siècle, ces études s'intéressent aussi bien la manière dont les clés sont produites et diffusées, qu'à leurs effets dans la réception et l'interprétation des oeuvres, souvent mesurables aux multiples polémiques et débats qui, jusqu'aujourd'hui encore, ont pu entourer leur usage. Le volume regroupe une vingtaine d'études selon un parcours en cinq étapes : M. BOMBART et M. ESCOLA, Clés et usages de clés : pour servir à l'histoire et à la théorie d'une pratique de lecture   I) AVATARS DE LA LECTURE ALLÉGORIQUE - Françoise LAVOCAT, Lectures à clefs de l' Arcadia de Sannazar et de L' Astrée d'Honoré d'Urfé. Allégorie et fiction dans le roman pastoral - Christophe ANGEBAULT, Théologie des clés et censure du public : lecture d'une mazarinade à clé du Sieur de Sandricourt intitulée Le Censeur du temps et du monde, portant en main la clef promise - Agnès GUIDERDONI-BRUSLÉ, Clavis mystica : de l'exégèse chrétienne à l'allégorie dans les Délices de l'esprit de Desmarets de Saint-Sorlin (1658) - Christine NOILLE-CLAUZADE, La Bruyère critique de ses critiques : les lectures à clefs ou l'invention du sens littéral.   II) SATIRES, LEURRE ET DISSIMULATION - André TOURNON, Fausses clés, fausses serrures : indices et leurres chez Béroalde de Verville. Martial MARTIN, Satyres ménippées et satyrica  : de la satire narrative au roman à clés (1580-1630). - Gilles BANDERIER, Un faux roman à clé : le Roman de la Cour de Bruxelles de Puget de la Serre - Myriam MAÎTRE, « Aux plus malins critiques » : La Précieusede Michel de Pure, ou le mystère des clefs - Anna ARZOUMANOV, L'Histoire amoureuse des Gaules. Entre chronique scandaleuse et divertissement galant - Volker SCHRÖDER, D'Ariste à Z… : sur quelques clés de Boileau - Alexis LÉVRIER, Comment piquer « la maligne curiosité des lecteurs » : la question des lectures à clés dans les deux premiers Spectateurs francophones   III) DU COMMENTAIRE À LA RÉÉCRITURE Éric TOURRETTE, L'argument onomastique dans la Clé de 1697 des Caractères Françoise GEVREY, Lectures à clé de la Princessede Clèves au XVIIIe siècle   IV) CLÉS, AUTORITÉ ET AUCTORIALITÉ - Laurence GIAVARINI, Quel homme de lettres fut Torquato Tasso à la cour de Ferrare ? Sur les enjeux des clés poétiques de l'Aminta (1573) - Alain CANTILLON, Qu'importe qui parle, de qui, et à qui dans Les Provinciales  ? - Muriel BOURGEOIS, Pascal et Salomon de Tultie. Histoire de clé et de lecture   V) PERSPECTIVES HISTORIOGRAPHIQUES - René GODENNE, Pour une seconde remise en cause des clés supposées des romans de Mademoiselle de Scudéry - Dinah RIBARD, Politique de la littérature  : les romans à clef du XVIIe siècle selon Victor Cousin - Delphine DENIS, Chercheurs de clés : le discours des bibliographes au XIXe siècle - DOCUMENT : Fernand DRUJON, Préface de Les Livres à Clef. Étude de bibliographie critique et analytique pour servir à l'histoire littéraire (1888)

Gascon extravagant

Lectures croisées du Gascon extravagant

Les Dossiers du Grihl

2007, n° 01

Sous la direction deJean-Pierre Cavaillé, Laurence Giavarini, Cécile Soudan

http://dossiersgrihl.revues.org/325

Actes de la table ronde coordonnée par Laurence Giavarini et Jean-Pierre Cavaillé, en marge du séminaire CRH-Grihl "Secret et tromperie à l'époque moderne", organisée à Paris, à l'EHESS, le 13 juin 2005.

Successivement attribué à Louis Moreau du Bail et à Onésime de Claireville, ce roman comique, paru sans nom d'auteur en 1637, reste très mal connu de la critique(1).

Par un matin de printemps, qui n'est pas sans évoquer d'entrée de jeu La Première Journée de Théophile, le narrateur ne sait où donner de la tête : une jeune femme, « tout éperdue », écume et pousse des « hurlements épouvantables » ; un cavalier ridicule, dans un gascon impeccable, joue le rôle du capitan de comédie et fait mille extravagances ; un vieil « ermite » entreprend d'exorciser la « fille » qu'il déclare possédée, sous les sarcasmes du gascon, qui n'y voit que « fadaises ». Mieux, cet extravagant raisonnable invite le narrateur, tout plein de perplexité, à ne « point [se] laisser persuader par la rhétorique de l'ermite », car, ajoute-t-il, « jamais nous ne devons appuyer de jugement que dans une infaillible connaissance de la chose qu'on propose ».

1637 est l'année de la parution du Discours de la méthode, et sans aucun doute cette phrase pourrait en être tirée. La préface avertit que le livre se propose de « joindre l'utile au délectable ». S'il se nomme Gascon , c'est « pour se moquer de tous ceux qui se mêlent de contrefaire les Gascons ».

Plus, cet extravagant est en fait « philosophe moral », et l'auteur a voulu lui donner « avantage de parler librement de tout, pour ce qu'on dit que tout est permis aux fous » : « L'homme le plus arrogant, renchérit un poème liminaire,/ Confesse franchement qu'en matière de feintes/ Il est sage parfait qui fait l'extravagant ».

Même si, à plusieurs reprises, le narrateur fait lui-même semblant de se rendre aux raisons de l'ermite, qui prêche régulièrement contre le « libertinage » de ce vrai faux extravagant, la « franchise » ou « liberté » de parole est dans ce texte, proprement programmatique. Elle touche d'abord, par la bouche du gascon, à cette question brûlante de religion, qui court tout au long du livre : la croyance en la possession, aux visions, aux exorcismes… en ces années où le bûcher d'Urbain Grandier fume encore. Mais elle investit tout autant, au fil de la narration de ses « aventures » par le gascon, l'ensemble du monde social que permet de traverser la fiction picaresque de l'escroc positif : jeunes bourgeois fats et prétentieux, prévôts, sergents et gardiens de prison corrompus, curés entremetteur ou pouilleux, un fermier général inique et son sous-fermier qui ne vaut guère mieux… la liberté satirique règle à chacun son compte, avec amusement mais sans méchanceté, et l'une des particularités du récit est du reste le renversement toujours possible du jugement éthique, son instabilité ; ainsi, lorsque un exemple de perfidie féminine consommée se retourne tout à coup en une apologie inconditionnelle des femmes. C'est d'une manière similaire que sont renversés les préjugés convenus sur les protestants ou sur les gascons, rétablis dans leur dignité bafouée…

Ce jeu critique sur la doxa , associé à la satire morale, est inséparable d'un travail sur les registres de langues et les genres du discours, exploités et parodiés, tournés en ridicule, mais aussi susceptibles d'être utilisés par le personnage du gascon pour faire montre de son savoir et de son bel esprit : poésie amoureuse, nouvelle galante, parler Phoebus, galimatias scolastique, rodomontades gasconnes, entretien pointu, etc.

Il y aussi le prêche apologétique du curé, la vision allégorique de la possédée, le latin de cuisine du prêtre crotté, etc. De sorte que le texte paraît composé pour une part importante de pièces rapportées qui forment un ensemble linguistique délibérément hétérogène, pluriel et chamarré… La liberté de parole et le jeu avec les registres de langue dessinent en filigrane une esthétique de la satire (aux deux sens de la critique des mœurs et de la pluralité des styles et des objets) et une éthique de la « franchise » (qui n'exclue certes pas feinte et dissimulation), autorisée par l' « extravagance », où se retrouve l'essentiel de la tradition du roman comique depuis le Francion . Ces deux niveaux - l'esthétique et l'éthique de « l'extravagance » (feinte) - méritent d'être pris en compte simultanément, car il existe sans aucun doute un lien fort entre la satire des mœurs (on ne peut moins rigoriste) et la critique rationaliste des croyances superstitieuses, la saturation parodique des styles de discours et la description foisonnante de certains aspects de la civilisation matérielle (vêtements, intérieur d'une prison, etc.).  

C'est en fait cette hypothèse de « l'extravagance », comme moteur « comique » et « satirique » permettant le développement cohérent de ces dimensions apparemment hétérogènes du texte que nous souhaitons mettre à l'épreuve de la discussion à l'occasion de cette table ronde, et que nous proposons plus particulièrement à l'attention des intervenants. D'où les trois perspectives de travail suivantes, qui doivent être comprises comme des sollicitations et peuvent chacune donner lieu à deux interventions conçues de manière complémentaire ou contradictoire, par « binôme » - de manière à organiser trois moments de discussion :

•  le ou les rapports que l'on peut établir entre satire (critique) et satura (compilation de formes et de styles).

•  l'articulation monde social / monde moral envisagée à partir des questions d'énonciation et de point de vue.

•  le jeu des feintes, superstitions, fictions - tout ce qui mobilise le discours de la croyance.

Les interventions ne devront pas « extravaguer » au-delà de 20 à 30 mn, pour laisser le plus de place possible à la discussion.  

Intervenants  : Amélie Blanckaert, Guy Catusse,  Jean-Pierre Cavaillé,  Filippo D'Angelo,  Laurence Giavarini, Sophie Houdard et Michèle Rossellini 

 

(1) On trouvera une bibliographie dans l'unique édition moderne établie par Felicita Robello, Pubblicazioni dell'Istituto di Lingue e letterature straniere moderne, Università di Genova, Piovan editore, Albano Terme, 1984, p. 10-11. Cette édition servira de base à nos discussions.  

Mise à jour : 25 avril 2005    

L'écriture historienne de Pierre Michon : la parole et la vision

Critique

mars 2005, n° 694

Sous la direction deChristian Jouhaud

Actes de la journée d'études "Pierre Michon et l'histoire" organisée par Christian Jouhaud et Alain Viala le 20 mars 2004 à la Sorbonne.

Nouvelle allégorique ou histoire des derniers troubles arrivés au Royaume d'Eloquence (1658)

Antoine Furetière
Mathilde Bombart, Nicolas Schapira (ed.)
Toulouse, Société des Littératures classiques, 2004

La Nouvelle allégorique raconte la guerre que se livrent deux royaumes : la princesse Rhétorique, souveraine du royaume d'éloquence, combat Galimatias, prince du pays de Pédanterie. Une bonne moitié de la Nouvelle est consacrée au récit de l'enrôlement des troupes dans chaque camp, ce qui permet au lecteur de découvrir les forces en présence. Du côté de Galimatias, on va trouver par exemple « les équivoques », « les allusions », les « hyperboles », commandées par différents auteurs du temps, Montmort, Nervèze et bien d'autres encore. La reine Rhétorique, conseillée par son principal ministre « Bon sens », fait appel à ses propres troupes : elle enrôle elle aussi des auteurs, tel Corneille, le chef des « cantons dramatiques », Madeleine de Scudéry, qui règne sur la « Pays de Tendre », Voiture et Sarazin, de la « région des vers galands ». La cavalerie vient du « Royaume Poëtique », et parmi les officiers de la reine, on trouve les rondeaux, les énigmes et les triolets. Après une bataille haute en couleur qui voit la victoire des forces de la reine, Galimatias parvient à reconstituer ses forces et à menacer de nouveau le camp de Rhétorique, miné par des dissensions. L'affaire se termine par un traité de paix, qui délimite précisément le territoire revenant à chacun des souverains, et qui définit leurs prérogatives.

Ce récit met donc en scène des écrivains, des figures de style, des livres, des genres littéraires, élevés au rang de personnages, confrontés les uns aux autres dans un canevas qui est celui d'un conflit armé. Cette hétérogénéité des éléments allégorisés - réalités textuelles (tropes, genres), objets (livres), institutions (l'Académie française, les collèges), personnages bien réels (auteurs, libraires, acteurs politiques…) - constitue l'une des spécificités de la Nouvelle allégorique.En outre la Nouvelle allégorique a la particularité de ne pas représenter, à la différence de la plupart des allégories, une image fixe, mais une narration, si bien que le procédé fonctionne en continu dans l'ensemble d'un récit complexe, et jusque dans les moindres détails de celui-ci. Véritable dynamique narrative, cette allégorie a un aspect indéniablement virtuose, mais résiste aussi du même coup à toute compréhension univoque. Et ce ne sont pas les notes marginales, omniprésentes, placées par Furetière lui-même pour élucider allusions ou mots techniques, qui en facilitent l'interprétation, car elles introduisent une strate supplémentaire de discours, et demandent au lecteur de circuler entre plusieurs niveaux de sens.

Stratégies de l'équivoque

Cahiers du Centre de Recherches Historiques

Avril 2004, n° 33

Sous la direction deJean-Pierre Cavaillé
2004
Première de couverture

De la publication. Entre Renaissance et Lumière

Paris, Fayard, 2002

Depuis la création du Grihl jusqu'à l'an 2002, l'essentiel de l'effort de recherche collective a été consacré à l'enquête sur l'histoire des processus de publication à l'époque moderne. Ce sujet a surgi comme un thème fédérateur au long des exposés et discussions menées en séminaire : comment des textes, des œuvres cherchent-ils à se publier ? à accéder à la publicité (des pratiques d'écriture à celles de la diffusion, de la légitimation et de la critique) ? à quelles conditions le rendre public pouvait-il être construit comme un objet d'analyses historiques ? que rend-on public ? comment ? pourquoi ? avec quels instruments et quelles sortes de profit ?

Après avoir débattu longuement de ces questions, une série d'études de cas a été mise au point. Quinze ont donné naissance à des textes. L'introduction méthodologique de ce livre a été discutée en commun. Les textes ont été l'objet de lectures collectives. Une réflexion a été développée sur les « récits de publication », si fréquents aux XVIe et XVIIe siècles : certains sont présents, brièvement commentés. Celui-ci s'organise autour de trois parties :

I - Opérations et expériences de publication,

II - Les objets de la publication,

III - Les espaces de publication.

Ce travail collectif, coordonné par Christian Jouhaud et Alain Viala, est paru aux éditions Fayard avec les contributions suivantes :

Alexandre Tarrête : "La publication des harangues : de l'action à l'impression"

Mathilde Bombart : "La publication épistolaire: deux recueils de lettres de Jean-Louis Guez de Balzac"

Dinah Ribard : La philosophie en recueils : les « pièces fugitives »

Michèle Virol : "Publier le conseil au prince : la Dîme Royale de Vauban"

Jean-Pierre Cavaillé : "Autopsie d'une non-publication : Louis Machon (1603-après 1672)"

Nicolas Schapira et Claire Levy-Lelouch : "Quand le privilège de librairie publie l'auteur"

Filippo de Vivo : "La publication comme enjeu polémique : joindre l'acte à la parole : Venise au XVIIe siècle"

Caroline Callard : "Publier la réputation : la folie d'un florentin"

Déborah Blocker : "Publier la gloire du « théâtre françois »"

Séverine Delahaye : "La lyre, la voix, la plume : publier la poésie dans l'Espagne du Siècle d'Or"

Stéphane Van Damme : "Publier la Ville au collège"

Myriam Maître : "Les escortes mondaines de la publication"

Claire Cazanave : "Une publication invente son public : les Entretiens sur la pluralité des Mondes de Fontenelle"

Antoine Lilti : "Public ou sociabilité ? Les théâtres de société au XVIIe siècle"

Mise à jour : Octobre 2002

Quelques "dix-septième siècle". Fabrications, usages et réemplois

Cahiers du Centre de Recherches Historiques

Avril 2002, n° 28-29

Sous la direction deChristian Jouhaud, Alain Viala

La notion de "siècle" :  Enquête sur la construction historiographique et littéraire du XVIIe siècle comme grand siècle . Deux journées d'étude sur l'invention du "XVIIe siècle", depuis le début du XVIIIe jusqu'au début du XXe siècle, avaient été organisées en juin 2001. Une partie de l'enseignement du séminaire 1999-2000 avait été consacrée à ce thème.

[En ligne], http://ccrh.revues.org/812

De l'utilité de la littérature

Littérature Classiques

Automne, n° 37

Sous la direction deAlain Viala, Mathilde Bombart, Deborah Blocker, Dinah Ribard
1999

Publié avec le concours de l'Université Toulouse-le-Mirail et du Centre National des Lettres, Paris, Honoré Champion.

 

Table des matières :

- Alain Viala : La fonctionnalité du littéraire : problèmes et perspectives

- Létitia Mouze : Discours poétique et discours politique chez Platon et Rousseau

- Stéphane Diebler : Cursus et court-circuit. Programmes et problèmes de l'enseignement de la philosophie dans l'Antiquité tardive

Anne-Pascale Pouey-Mounou : L'absolu et le libre-Plaisir dans l'Élégie à Loïs des Masures du "talentueux" Ronsart

- Alexandre Tarrête : Le stoïcisme de Guillaume du Vair, ou de l'utilité de la "philosophie par gros temps"

- Michèle Rosellini : Le miel et le venin, ou l'utilité de la littérature par la praelectio

- Déborah Blocker : Jean Chapelain et les "Lumières de Padoue" : l'héritage italien dans les débats sur l'utilité du théâtre (1585-1640)

- Mathilde Bombart : Représenter la distinction : comédie et urbanité chez Guez de Balzac

- Bérangère Parmentier : Arts de parler, arts de faire, arts de plaire. La publication des normes éthiques au XVIIe siècle

- Nicolas Schapira : Les enjeux d'une correspondance instructive : les lettres de Valentin Conrart à Lorenzo Magalotti

- Stéphane van Damme : Le collège, la cité et les livres : stratégies éducatives jésuites et culture imprimée à Lyon (1640-1730)

- Claire Levy-Lelouch : Le péritexte au service de la formation des esprits : l'exemple du Chef-d'œuvre d'un inconnu de Saint-Hyacinthe (1714)

- Florence Boulerie : La littérature pour apprendre le réel ? Ambiguïtés du statut de la littérature chez deux pédagogues des Lumières, Rousseau et la Chalotais

- Antoine Lilti : Vertus de la conversation : l'abbé Morellet et la sociabilité mondaine

- Dinah Ribard : D'Alembert et la "société des gens de lettres" : utilité et autonomie des lettres dans la polémique entre Rousseau et d'Alembert

- Viviane Prest : "Devoir de mémoire" et utilité : les Mémoires des réfugiés en Prusse

Miroirs de la raison d'Etat

Cahiers du Centre de Recherches Historiques

Avril 1998, n° 20

Sous la direction deChristian Jouhaud
EHESS
cnrs

flux rss  Les Actualités

Rencontre avec Dorothea von Mücke, Columbia University

Compte-rendu - La table ronde avec l’historienne Dorothea von Mücke était organisée autour de son livre The Practices of Enlightenment. Aesthetics, Authorship, and the Public, paru chez Columbia U (...)

Lire la suite

Linguistique et écrit - 3

Journée(s) d'étude - Lundi 12 juin 2017 - 09:00Comme la précédente édition, cette journée d'étude organisée par Marion Carel (CRAL) et Dinah Ribard (GRIHL) réunira historiens, linguistes et littér (...)

Lire la suite

Michel de Certeau et la littérature

Colloque - Mercredi 19 avril 2017 - 09:00« Littérature », « littéraire », « roman », « fiction », « poétique », sont des mots qui apparaissent fréquemment dans l’oeuvre de Michel de Certeau, souve (...)

Lire la suite

Plus d'actualités

GRIHL

Centre de recherches historiques
EHESS
96 Boulevard Raspail
75006 Paris
Tel : 01.53.63.52.46
E-mail : grihl@ehess.fr