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Séminaire de Judith Lyon-Caen "Savoirs du témoignage"


2021-2022 : Savoirs du témoignage en Europe, XIXe-XXIe siècle

Salle 25-B
EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
annuel / mensuel (3e), vendredi 14:30-18:30
du 19 novembre 2021 au 15 avril 2022
Nombre de séances : 6

Ce séminaire collectif s’intéresse aux pratiques et aux formes de l’écriture de témoignage depuis le XIXe siècle, selon une approche interdisciplinaire qui considère la production d’écrits, leurs modalités de publication, leurs circulations et leurs appropriations comme autant d’actions dans l’histoire, et comme autant d’événements, et non pas seulement comme des sources possibles sur ces événements – ou comme une forme littéraire fixe. Actions dans l’histoire, événements d’écriture, bien des écrits ne sont désignés comme « testimoniaux » qu’à distance de leur première effectuation. Les cadres matériels, moraux, institutionnels (judiciaires ou disciplinaires par exemple) de ces premières effectuations, mais aussi l’ensemble des opérations qui qualifient tel ou tel écrit comme « témoignage » sont au cœur de nos questionnements. Ainsi nous interrogeons-nous par exemple sur les idiomes du témoignage, ses épistémologies et les temporalités qu’elles dessinent, sur l’émergence et les usages de catégories contemporaines comme « littérature de témoignage » ou « genre testimonial », ou encore « littérature documentaire ». 

 

La question du témoignage occupe une place croissante dans les savoirs sur les violences sociales et politiques de notre temps. Ce séminaire cherche à faire dialoguer des « savants du témoignage », des chercheurs qui s’intéressent au témoignage dans des contextes historiques multiples et selon les horizons disciplinaires variés des sciences sociales. Il s’ouvre aussi à des « praticiens » du témoignage, dans les arènes artistique, littéraire ou judiciaire, qui se tiennent parfois à la charnière des champs et des postures. Car le propre de la question du témoignage – comme catégorie utilisée par les acteurs et/ou construite par les chercheurs ou les institutions – est souvent de produire du brouillage dans les catégorisations, les positions, les discours. De produire de l’inclassable. D’où l’intérêt, à notre sens, de chercher à esquisser des perspectives, de partage ou de clivage, qui n’écrasent pas la spécificité des pratiques, des gestes, des objets testimoniaux envisagés.

 

2020-2021 : Savoirs du témoignage en Europe, XIXe-XXIe siècle

105 bd Raspail
Salle 5
105 bd Raspail 75006 Paris
annuel / bimensuel (2e/4e), vendredi 15:00-17:00
du 13 novembre 2020 au 11 juin 2021

Ce séminaire collectif s’intéresse aux pratiques et aux formes de l’écriture de témoignage depuis le XIXe siècle, selon une approche interdisciplinaire qui considère la production d’écrits, leurs modalités de publication, leurs circulations et leurs appropriations comme autant d’actions dans l’histoire, et comme autant d’événements, et non pas seulement comme des sources possibles sur ces événements – ou comme une forme littéraire fixe. Actions dans l’histoire, événements d’écriture, bien des écrits ne sont désignés comme « testimoniaux » qu’à distance de leur première effectuation. Les cadres matériels, moraux, institutionnels (judiciaires ou disciplinaires par exemple) de ces premières effectuations, mais aussi l’ensemble des opérations qui qualifient tel ou tel écrit comme « témoignage » sont au cœur de nos questionnements. Ainsi nous interrogeons-nous par exemple sur les idiomes du témoignage, ses épistémologies et les temporalités qu’elles dessinent, sur l’émergence et les usages de catégories contemporaines comme « littérature de témoignage » ou « genre testimonial », ou encore « littérature documentaire ». 

De la Commune de Paris et des récits d'esclaves nord-américains à la révolution syrienne, de la Shoah au génocide des Tutsi du Rwanda, la question du témoignage occupe une place croissante dans les savoirs sur les violences sociales et politiques de notre temps. Ce séminaire cherche à faire dialoguer des « savants du témoignage », des chercheurs qui s’intéressent au témoignage dans des contextes historiques multiples et selon les horizons disciplinaires variés des sciences sociales. Il s’ouvre aussi à des « praticiens » du témoignage, dans les arènes artistique, littéraire ou judiciaire, qui se tiennent parfois à la charnière des champs et des postures. Car le propre de la question du témoignage – comme catégorie utilisée par les acteurs et/ou construite par les chercheurs ou les institutions – est souvent de produire du brouillage dans les catégorisations, les positions, les discours. De produire de l’inclassable. D’où l’intérêt, à notre sens, de chercher à esquisser des perspectives, de partage ou de clivage, qui n’écrasent pas la spécificité des pratiques, des gestes, des objets testimoniaux envisagés.

Dans le cas problable où les conditions sanitaires excluraient la tenue habituelle du séminaire, les séances bi-mensuelles auront lieu sur une plate-forme vidéo les 2e et 4e jeudis du mois en fin d'après-midi. A l'horaire du séminaire (2e et 4 vendredis du mois, 15h-17h) nous ferons un travail en petit groupe avec les étudiants qui le souhaitent,  en respectant les gestes barrières: on pourra ainsi prolonger les questions du séminaire, reprendre le travail sur les documents, partager des lectures de textes ou présenter des recherches en cours.

 

Au cours de l'année 2020-2021, quatre thèmes seront abordés: Le témoignage d'hier à aujourd'hui; négationnisme et relativisme; mémoires multidirectionnelles; une autre histoire des années 1950. Le programme sera précisé à l'automne 2020

_______

Compte rendu du séminaire « Savoirs du témoignage en Europe XIXe-XXIe siècles », 2020-2021
Frédérik Detue, Charlotte Lacoste, Judith Lyon-Caen
(septembre 2021)

 

Ce séminaire bi-mensuel a continué à explorer en 2020-2021 les enjeux de la qualification « testimoniale » des écrits au sein de la discipline historique et des études littéraires et à tenter de saisir dans l’histoire les tensions entre qualification testimoniale et qualification littéraire et d’interroger ces tensions, depuis nos deux disciplines . Aussi, après une introduction générale consacrée aux évolutions de la (dis)qualification du témoignage en histoire, la deuxième séance ( 27 novembre, Judith Lyon-Caen) a-t-elle été consacrée eux enjeux historiques, textuels et épistémologiques de l’édition d’un texte « documentaire » ou « testimonial », conçu comme tel dans le temps de sa production (les « mémoires » de Janina Hescheles, enfant dans le ghetto de Lvov et puis dans le camp Janowska entre 1941 et 1943). Frédérik Detue est ensuite revenu sur son travail en cours, une réflexion sur la position de la critique littéraire face aux pratiques testimoniales (11 décembre 2020). François Rastier a prolongé cette réflexion au cours d’une présentation de son livre, Exterminations et littérature. Les témoignages inconcevables(PUF 2019), le 8 janvier 2021. Ces discussions épistémologiques générales se sont prolongées le 9 avril, autour de Carlo Ginzburg, et d’un projet de livre regroupant plusieurs de ses articles sur la charge de la preuve. La discussion, très animée, a permis aussi de percevoir la prégnance des enjeux disciplinaires dans la discussion : l’historien a pointé quelque chose comme un malentendu dans la manière dont les études littéraires pouvaient analyser, dans certains de ses articles , comme une forme de « réhabilitation » du témoignage. La question de la preuve et des usages du témoignages était également présente dans l’exposé de Gilles Karmasyn, responsable du site PHDN – Pratiques de l’histoire et dévoiements négationnistes -  (https://phdn.org/), le 12 février. Les usages du témoignage en histoire ont été illustrés avec le travail doctoral de Sarah Gruszka à partir d’un impressionnant corpus de journaux personnels tenus pendant le siège de Léningrad (14 mai 2021). Avec Piotr Laskowski et Judith Lyon-Caen (28 mai 2021), c’est la présence souterraine d’une dimension testimoniale dans l’écriture de l’histoire qui a été étudiée, autour de plusieurs livres de Michel Borwicz. Enfin, la dimension testimoniale d’une littérature non explicitement testimoniale a été envisagée autour de trois dossiers : le premier présenté par Tristan Leperlier autour des « écrivains de la décennie noire en Algérie » (22 janvier) ; le deuxième consacré à Pierre Gascar et à son roman Le Temps des morts, publié en 1953 (Clément Sigalas et Judith Lyon-Caen (26 mars 2021) ; le dernier autour l’infra-ordinaire chez Perec (Maryline Heck et Charlotte Lacoste, 11 juin 2021).

 

 

2019-2020 :Savoirs du témoignage en Europe XIXe-XXIe siècles

 

  • Frédérik Detue, maître de conférences à l'Université de Poitiers ( Hors EHESS )
  • Charlotte Lacoste, maîtresse de conférences à l'Université de Nancy ( Hors EHESS )
  • Judith Lyon-Caen, directrice d'études de l'EHESS ( CRH-GRIHL, CRH-HHS ). Cette enseignante est référente pour cette UE

 

Ce séminaire collectif s’intéresse aux pratiques et aux formes de l’écriture de témoignage, selon une approche interdisciplinaire qui considère la production d’écrits, leurs modalités de publication, leurs circulations et leurs appropriations comme autant d’actions dans l’histoire, et comme autant d’événements, et non pas seulement comme des sources possibles sur ces événements. Actions dans l’histoire, événements d’écriture, bien des écrits ne sont désignés comme « testimoniaux » qu’à distance de leur première effectuation. Les cadres matériels, moraux, institutionnels (judiciaires ou disciplinaires par exemple) de ces premières effectuations, mais aussi l’ensemble des opérations qui qualifient tel ou tel écrit comme « témoignage » sont au cœur de nos questionnements. Ainsi nous interrogeons-nous par exemple sur les idiomes du témoignage, ses grammaires ou ses épistémologies, ses temporalités, ainsi que sur l’émergence et les usages de catégories contemporaines comme « littérature de témoignage » ou « genre testimonial », ou encore « littérature documentaire ».

De la Shoah à la guerre d’Algérie, de la Grande guerre et du génocide des Arméniens au génocide des Tusti au Rwanda, de l’esclavage en Amérique du Nord à la révolution syrienne, le témoignage occupe une place centrale dans les savoirs sur les violences sociales et politiques de notre temps : que se passe-t-il, quels savoirs, quelles contextualisations sont produites, quand des écrits qui, en leur temps, ont pu faire l’objet de qualifications diverses et parfois affrontées, se trouvent saisis par le « témoignage », deviennent des témoignages, et pour qui ? Ce séminaire cherche à faire dialoguer des « savants du témoignage », des chercheurs qui s’intéressent au témoignage dans des contextes historiques multiples et selon les horizons disciplinaires variés des sciences sociales. Il s’ouvre aussi à des praticiens du témoignage, dans les arènes artistique, littéraire ou judiciaire, qui se tiennent parfois à la charnière des champs et des postures. Car le propre de la question du témoignage – comme catégorie utilisée par les acteurs et/ou construite par les chercheurs ou les institutions – est souvent de produire du brouillage, de l’instabilité dans les catégorisations, les positions, les discours. De produire de l’inclassable. D’où l’intérêt, à notre sens, de chercher à esquisser des perspectives, de partage ou de clivage, qui n’écrasent pas la spécificité des pratiques, des gestes, des objets testimoniaux envisagés.

2016-2017: Savoirs du témoignage en Europe au XXe siècle

  • Frédérik Detue, maître de conférences à l'Université de Poitiers
  • Charlotte Lacoste, maîtresse de conférences à l'Univeristé de Nancy
  • Judith Lindenberg
  • Judith Lyon-Caen, maîtresse de conférences à l'EHESS

2e et 4e vendredis du mois de 11 h à 13 h (salle 11, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 25 novembre 2016 au 9 juin 2017.

La séance du 28 avril est avancée au 21 avril (même horaire, même salle)

Séminaire ouvert aux étudiants de master.

 

Ce séminaire collectif s’intéresse aux pratiques et aux formes de l’écriture de témoignage, selon une approche interdisciplinaire qui considère les écrits, leurs modalités de publication, leurs circulations et leurs appropriations, comme autant d’actions dans l’histoire, et comme autant d’événements de leur temps, et non pas seulement comme des sources possibles sur ces événements.

La réflexion s’ancre sur les écrits de témoignage de la Shoah, qui ont été l’objet des deux années précédentes de séminaire : écrits qui ont été produits pendant la Seconde guerre mondiale comme ceux qui sont venus plus tard chez des survivants qui ont parfois attendus longtemps avant de témoigner ou de publier leurs écrits. La « Catastrophe » de la destruction des Juifs d’Europe - qu’on n’appelait pas encore Shoah -  s’est en effet accompagnée, en particulier dans les camps et les ghettos des années de guerre, d’un recours à l’écriture massif.

Dans l’après guerre, le souci de documenter cette « Catastrophe » pour écrire son histoire, pour ne pas oublier et pour pouvoir agir dans le cadre des procès des criminels nazis, a également donné lieu à une importante production testimoniale ainsi qu’à une prolifération de pratiques savantes (en histoire, en psychologie, en philologie) prenant en charge cette écriture et parfois la suscitant.

On s’intéresse donc dans ce séminaire aux pratiques de l'écrit dans le temps de la guerre, en particulier dans le monde judéo-polonais, – poèmes, journaux, notes, et entreprises collectives comme les archives des ghettos -, qui déclinèrent une multitude d'expériences (dans les camps, les ghettos, la clandestinité, la résistance) dans une variété de registres et de formes (documentaire, fictionnelle, poétique…). On explorera les transmissions ultérieures, parfois erratiques, de ces écrits, ainsi que les premiers savoirs dont ils ont fait l’objet (dans les commissions historiques d’après guerre ou dans les premiers travaux universitaires sur l’Holocauste). On s’intéressera également, et dans une perspective semblable, aux écrits et documents testimoniaux (issus de campagnes de collecte de témoignages oraux) produits dans les décennies d’après-guerre, jusqu’au moment, au seuil des années soixante, où le « témoignage » et la figure du « témoin de la Shoah » se sont institutionnalisés dans la culture occidentale.

Le « témoignage » est ainsi devenu un objet scripturaire, éditorial et savant central, bien au-delà même du champ des études sur la Shoah. Le « témoignage de la Shoah » a puissamment configuré les savoirs sur le recours à l’écriture face aux violences extrêmes. Cette reconfiguration sera l’autre axe de ce séminaire, qui invitera cette année plusieurs chercheurs s’intéressant au témoignage dans des contextes historiques multiples et selon des horizons disciplinaires variés, à exposer leurs problématiques et les enjeux de leur travail. On voudrait ainsi parvenir à trouver un langage commun, à esquisser des perspectives partagées qui n’écrasent pas la spécificité des objets testimoniaux envisagés. On s’intéressera aussi aux différentes généalogies des « savoirs sur le témoignage » et en particulier à certaines pratiques savantes de l’entre-deux-guerres, comme l’intérêt porté alors à l’autobiographie dans les sciences sociales est-européennes (et de ce fait, aux manières de collecter et traiter les documents autobiographiques) ainsi qu’aux réflexions liées aux écrits de la première guerre mondiale (chez J. Norton Cru notamment). De manière générale, on s’interrogera sur ce que « le témoignage », comme catégorie utilisée par les acteurs, et/ou construite par les chercheurs, fait aux disciplines de savoir qui s’en emparent.

 

25 novembre 2016
Judith Lyon-Caen :
Ecriture de témoignage et recours à la littérature

9 décembre 2016
Frédérik Detue :
Témoignage et critique du romantisme

13 janvier 2017
Charlotte Lacoste
Ce que le témoignage fait à la littérature

27 janvier 2017
Judith Lindenberg :
Collecter, témoigner

10 février 2017
Publications récentes autour de Charlotte Delbo

24 février 2017
Thomas Chopard (CERCEC-EHESS)
Le choix de la tradition. Témoigner des pogroms de la guerre civile en Ukraine (1917-1937)

10 mars 2017
Le témoignage comme littérature : regards latino-américains (sous réserve)

 

24 mars 2017
Piotr Laskowski (Université de Varsovie) :
Traces et strates de Leon Weliczker Wells

21 avril 2017
Jacek Leociak (Centre de recherche sur l’Holocauste, Académie des sciences polonaises) :
Épistémologies du témoignage

12 mai 2017
Judith Lindenberg :
Ecritures de la Destruction

26 mai 2017
Vanessa Voisin (CERCEC, ANR WW2CRIMESONTRIAL1943-1991)
Le témoignage dans le prétoire : l’URSS contre les criminels de guerre

9 juin 2017
Bilan

 

2014-2015 : Histoire des écritures de témoignage dans le monde judéo-polonais au XXe siècle

2e et 4e vendredis du mois, de 11h à 13h, salle 11, 105 bd Raspail, du 14 novembre 2014 au 12 juin 2015
ouvert à tous et validable par les étudiants de master.

Ce séminaire s’intéresse aux pratiques et aux formes de l'écriture de témoignage telles qu’elles sont apparues au lendemain de la Seconde guerre mondiale chez les survivants du monde judéo-polonais anéanti par la Catastrophe - qu’on n’appelait pas encore Shoah. Tout en cherchant à présenter la variété des travaux actuels sur ces témoignages, on souhaite promouvoir une approche historique de ces écrits, qui ne les envisage pas seulement comme des sources, mais comme des événements de leur temps.

De langue majoritairement yiddish, mais aussi d’autres langues autochtones (polonais, russe), ou plus tardivement de la langue de leur pays d’émigration, les auteurs de ces écrits, tout en s’appuyant sur des compétences littéraires et historiographiques forgées dans la Pologne juive d’avant-guerre, ont élaboré des formes inédites pour dire, raconter, figurer la Catastrophe. On s’interrogera tout d’abord sur les origines de ces pratiques d’écriture et d’archive, en s’intéressant à la fois à l’histoire des savoirs ethnographiques dans l’Europe de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et à la naissance d’une littérature et d’une histoire juives sécularisées (YIVO).

Ecrits au cœur de la Catastrophe ou juste après, les témoignages du monde judéo-polonais déclinent une multitude d'expériences (dans les camps, les ghettos, la clandestinité, la résistance) selon une variété de registres et de formes (documentaire, fictionnelle, poétique), qui sont fortement liés aux pratiques de l'écrit dans le temps de la guerre – poèmes, journaux, notes, et entreprises collectives, comme les archives des ghettos. On tentera d'éclairer les contextes fortement politisés de la production et de la publication de ces écrits, ainsi que d'apprécier les modalités de l'effacement de ces contextes, pendant la guerre froide, et au delà.

En remontant le fil du « témoignage de la Shoah » désormais constitué en genre, voire en institution, ce séminaire veut mettre en lumière tout un pan longtemps laissé dans l’ombre de l’histoire du témoignage et contribuer aussi bien à l’histoire de l’historiographie de la Shoah qu’à un questionnement sur les liens entre histoire et littérature.

 Pour les modalités de validation, contacter Judith Lyon-Caen : jlc@ehess.fr

 

Programme

14 novembre 2014 : Introduction (Judith Lindenberg)

 28 novembre: Approches du "témoignage de la Shoah" (Judith Lyon-Caen)

 12 décembre : « Small acts of repair. The Unclaimed Legacy of Transnistria » -

« Petits actes de réparation. L’héritage non réclamé de Transnistrie », (Marianne Hirsch et Leo Spitzer, Columbia University)

 9 janvier 2015 : Le « monde d’hier », 1. Le "monde d'hier" et son étude : pratiques de collecte et ethnographie juive-russe dans l'empire russe (fin XIXe - début XXe siècle) (Claire Le Foll, Université de Southampton)

 23 janvier : Le « monde d’hier », 2. Folklore et roman (Judith Lindenberg et Judith Lyon-Caen)

13 février : Dans les yeux d’une enfant de douze ans, le journal de Janina Hescheles, écriture et publications, 1943-2014  (Judith Lindenberg, Judith Lyon-Caen et Livia Parnès).

27 février : Monuments de papier pour la judéité polonaise : les collections d’après-guerre (Judith Lindenberg)

13 mars : L’éclatement de la Pologne juive : le cas Leib Rochmann (Audrey Kichelewski, Université de Strasbourg)

27 mars : Institutions de savoir et de mémoire : le cas parisien après-guerre (Simon Perego, Sciences-Po Paris)

10 mai : L’étrange monsieur Borwicz. (Judith Lyon-Caen)

22 mai : Côté soviétique : les témoignages des survivants de la Shoah, de la libération à nos jours (Nathalie Moine, CNRS – CERCEC)

12 juin : Emergences historiographiques (Judith Lindenberg)

Pour citer ce document

, «
», grihl [En ligne], Enseignement, Séminaire de Judith Lyon-Caen "Savoirs du témoignage", mis à jour le : 30/09/2021
, URL : http://grihl.ehess.fr/index.php?809.
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